Très Haut Débit : la fracture territoriale est en marche

photo ordi

« Dans un courrier du 8 février 2018, nous apprenons avec consternation que le projet Bretagne Très Haut Débit (BTHD) prend toujours plus de retard. En effet, le Président de  Région et de Mégalis Bretagne (syndicat mixte chargé de l’aménagement numérique du territoire), Loïg CHESNAIS-GIRARD, nous informe que tous les foyers, entreprises et sites publics bretons, ne seront pas raccordés au haut débit à l’issue de la phase 2, en 2023 » expose Aude de la Vergne, représentante du groupe de la droite et du centre à Mégalis.

Cet aveu nous préoccupe d’autant plus que la phase 1 de BTHD ne tient déjà  pas les délais pourtant annoncés. Malgré les alternatives supposées, nous nous inquiétons pour les territoires qui ne seront toujours pas desservis alors que l’accès au réseau haut débit est perçu comme la deuxième priorité des Français après l’aide au commerce et à l’artisanat pour l’avenir du monde rural (enquête IFOP sur les fractures françaises du 20 septembre 2017). Quel avenir en effet pour les communes qui rencontrent déjà des difficultés pour attirer entreprises ou jeunes ménages et à l’heure où des fermetures de classes sont annoncées en zone rurale, malgré les promesses du Président de la République ? « Avec ce nouveau retard, la fracture territoriale est en marche, y compris en Ille-et- Vilaine », commente le groupe de la droite et du centre au Conseil départemental.

 

session du 25 janvier 2018: l’UDC dénonce une hausse constante des dépenses de fonctionnement et une nouvelle augmentation de la taxe sur le foncier bâti

photo session 25 janvier 2018En ouverture de la session consacrée aux Orientations Budgétaires, les élus de l’Union de la Droite et du Centre ont redit leurs inquiétudes.

La hausse constante des dépenses de fonctionnement ces dernières années (11% entre 2013 et 2016) met le Département dans une situation difficile face à la contrainte imposée par le Gouvernement de ne pas les augmenter de plus d’1,2%.

Conséquence : l’exécutif départemental commence à préparer les habitants à plusieurs décisions contenues dans le dossier de presse de la majorité socialiste et radicale de gauche : baisse du taux directeur des établissements accueillant des personnes âgées ou handicapées, nouvelle hausse de la taxe sur le foncier bâti d’ 1 point qui touche les entreprises et les propriétaires, baisse des investissements consacrés aux routes…

Les élus UDC se sont par ailleurs inquiétés de la situation relative aux mineurs étrangers. Ils ont insisté pour que l’Etat prenne en charge les frais inhérents à la phase d’évaluation de la minorité des jeunes se déclarant mineurs, leur accueil et leur hébergement ; le Département se recentrerait alors sur ses compétences de protection de l’enfance, mais seulement une fois les jeunes reconnus mineurs. Si l’Etat ne prend pas cette charge à son compte, étant donnée l’augmentation des mineurs accueillis sur le territoire (plus de 500 à ce jour), le surcoût s’élèverait à 6 millions d’euros.

Par ailleurs, Yvon Mellet, conseiller départemental UDC de Bain-de-Bretagne, a regretté l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, « un déni de démocratie » et s’est interrogé sur les conséquences sur le projet Liaisons Nouvelles Ouest Bretagne Pays de la Loire.

D’autre part,  les élus UDC ont pris part à l’élaboration d’un vœu du Conseil départemental, en lien avec la Région, concernant la  modernisation et la simplification de la Politique Agricole Commune. Compte-tenu de l’importance de l’agriculture et de la filière agroalimentaire en Ille-et-Vilaine, le Département  demande notamment que le budget consacré à la PAC soit maintenu et pluriannualisé et que les aides publiques soient réparties plus équitablement dans un contexte budgétaire contraint.

Enfin, le groupe a posé une question concernant les EHPAD :

« Des responsables de maisons de retraite du département expriment régulièrement leur difficulté à trouver du personnel. Pour la seule association Cepa 35, 23 postes seraient à pourvoir ; au vu du taux de fréquentation faible des centres de formation spécialisés (70%), les difficultés risquent de demeurer. Cette pénurie affecte ou risque d’affecter les conditions de travail des soignants et la qualité de service rendu aux résidents. Une promotion des métiers et un travail avec l’ensemble des partenaires du secteur de la santé semblent primordiaux.

Le Département compte-t-il agir en ce sens ? Si oui, de quelle façon ? »

Plus qu’une semaine pour s’inscrire au concours « Je filme le métier qui me plaît »

photo je filme le métier qui me plait

Sous le haut patronage de l’Education Nationale, ce concours, s’adressant aux collégiens, lycéens et étudiants, leur propose de réaliser un reportage vidéo présentant un métier.

Si vous êtes intéressés, cliquez sur le lien ci-dessous ou contactez Anne Fournier au 01 47 01 34 52    afournier@euro-france.tv

 

 

http://www.jefilmelemetierquimeplait.tv/

Heureuse année 2018 à chacune et chacun d’entre vous

Les élus de l’Union de la Droite et du Centre vous présentent leurs meilleurs vœux

 

De gauche à droite sur la photo : Pierre-Yves Mahieu (Saint-Malo 1), Aymeric Massiet du Biest (La Guerche-de-Bretagne), Anne Le Gagne (Saint-Malo 1), Aude de la Vergne (Châteaugiron), Aymar de Gouvion Saint Cyr (Antrain), Laëtitia Meignan (Antrain), Louis Pautrel (Fougères 2), Frédérique Miramont (Fougères 1), Agnès Toutant (Dol-de-Bretagne), Louis Hubert (Châteaugiron), Isabelle Le Callennec (Vitré), Thierry Benoit (Fougères1), Jean-Luc Bourgeaux (Dol-de-Bretagne), Isabelle Biard (Fougères 2), Nicolas Belloir (Saint-Malo 2), Sophie Guyon (Saint-Malo 2), Pierre Guitton (Montauban-de-Bretagne), Thierry Travers (Vitré), Marie Daugan (Montauban-de-Bretagne), Nadine Dréan (Bain-de-Bretagne), Yvon Mellet (Bain-de-Bretagne), Monique Sockath (La Guerche-de-Bretagne)

photo groupe UDC

session des 14 et 15 décembre; les interventions des élus (aéroport NDDL, resectorisation collèges rennais…)

photo Th Benoit

En ouverture du second jour de session le vendredi 15 décembre, Thierry BENOIT, Député, Conseiller départemental de Fougères 1,  au nom des élus de l’Union de la Droite et du Centre, a demandé à Jean-Luc CHENUT de conduire une action coordonnée  avec les autres Présidents  de Région et Départements de l’Ouest, auprès du Président de la République, en faveur de l’aéroport de Notre- Dame- des- Landes, qui représente un enjeu économique  majeur pour le développement de nos territoires.

 

Dans le domaine de l’éducation, les élus UDC, s’ils approuvent la reconstruction du collège de Melesse et la rénovation avec extension de celui de Saint-Aubin- d’Aubigné, ils  ont voté contre la resectorisation des collèges rennais.Photo Isabelle Biard

Ils ont expliqué qu’il n’y avait pas eu assez d’échanges en amont, que les délais avaient été trop courts pour appréhender ces changements, (Isabelle BIARD ci-dessus) et que les collégiens de Chantepie, qui devront quitter le collège du Landry (avec lequel ils ont une longue histoire commune) pour se rendre à celui  des Hautes-Ourmes, auraient un temps de transport multiplié par deux (Thierry BENOIT).

 

Les élus de la minorité privés de micro !

 

Depuis plusieurs mois, à l’occasion d’événements dans leurs cantons, il arrive que des conseillers départementaux de la minorité soient empêchés de s’exprimer, en raison de la présence du Président ou d’un vice-président.

 Cette attitude est incompréhensible et traduit un profond mépris pour les citoyens qui ont élu démocratiquement des hommes et des femmes chargés de les représenter au Conseil départemental. Faut- il une nouvelle fois rappeler que la Droite et le Centre étaient majoritaires en voix mais minoritaires en sièges à l’issue des élections de 2015.

 Au printemps 2016, la mise en place des groupes exécutifs d’agences-composés uniquement d’élus de la majorité- avait déjà donné le ton d’un exécutif souhaitant mettre sous tutelle le travail ou réduire au silence des conseillers départementaux, pourtant acteurs de terrain impliqués auprès des partenaires naturels du Département et des habitants. Par ce comportement, bien peu républicain, le Président et les membres de la majorité qui se plient à ce diktat, ne se grandissent vraiment pas.

 

 

Revenu de base : inutile et coûteux

  Dans un article paru ce week-end dans le Journal Du Dimanche, nous apprenons avec surprise que le Département d’Ille-et-Vilaine est au nombre des 8 Conseils départementaux, tous à majorité socialiste, qui se lancent dans l’expérimentation sur le « revenu de base ». A cette fin, une étude de faisabilité est prévue, dont le coût s’élève à 100 000 € !

Alors que notre Département est dans une situation financière pour le moins contrainte, nous nous interrogeons sur le bien-fondé d’une telle initiative et son impact sur la fiscalité. Ce « revenu de base » largement inspiré du « revenu minimum universel » porté par un candidat à la présidentielle,  est jugé comme totalement utopique par plus des 3/4 des Français.photo revenu de basephoto revenu de base

Si notre groupe de la Droite et du Centre s’est toujours montré favorable aux expérimentations, pas celle-là !  Quelle population ciblée, quel montant des allocations, quelle articulation avec le droit commun… Autant de questions pourtant essentielles avant même d’envisager la mise en place du revenu de base sur un territoire qui compte encore 81 700 personnes au chômage et où, paradoxalement, nombre d’entreprises se plaignent de ne pas trouver les salariés recherchés. Enfin, notons que le Département de la Gironde, moteur de cette expérimentation, a organisé une concertation puis un vote des élus du Conseil départemental… ce que Monsieur Chenut s’est bien gardé de faire.

La motion du Congrès de l’Assemblée des Départements de France adoptée à l’unanimité.

Si les Départements sont prêts à poursuivre leurs efforts pour participer au redressement des comptes publics, ils ouvriront des négociations avec le Gouvernement concernant la baisse des dépenses publiques à quatre conditions:

Que l’Etat résolve de manière pérenne le problème des trois allocations de solidarité : Revenu de Solidarité Active, Allocation Personnalisée d’Autonomie et Prestation de Compensation du    Handicap, aides que les Départements assurent pour le compte de l’Etat.

Que l’Etat assure le financement de l’évaluation de minorité jusqu’à la mise à l’abri des jeunes non accompagnés qui arrivent sur le territoire national.

Qu’il respecte la libre administration des collectivités et renforce l’autonomie financière et fiscale des Départements.

Que l’Etat reconnaisse leur capacité d’innovation en assouplissant la loi NOTRe et en ouvrant davantage le recours à l’expérimentation.

 

Les Présidents de Départements souhaitent construire avec l’Etat une relation de confiance solide, fondée sur des engagements forts et des preuves de cette volonté.

 

L’Union de la Droite et du Centre au Congrès de l’Assemblée des Départements de France

Ces jeudi et vendredi a lieu le 87ème Congrès de l’Assemblée des Départements de France à Marseille.

Les questions d’actualité sont nombreuses : difficultés financières croissantes pour les Départements avec l’augmentation des allocations sociales, impact des récentes annonces gouvernementales (baisse des contrats aidés, remise en cause de certains dispositifs dans le domaine du logement…), prise en charge des mineurs étrangers isolés, avenir des  Départements et leurs relations avec l’Etat et les métropoles,… autant de questions cruciales qui animeront les différentes tables rondes de ce rendez-vous annuel des 102  départements français.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       photo A.de la Vergne et Th. Travers au Congrès de l'ADF 19 et 20 10 2017

Thierry Travers  et  Aude  de la Vergne , conseillers départementaux  UDC à Marseille

 

Mineurs Non Accompagnés en Ille-et-Vilaine : les données

Les médias se font régulièrement l’écho de faits de délinquance commis par des mineurs d’origine étrangère ; au seul premier trimestre 2017, pas moins de 63 interpellations réalisées en Ille-et-Vilaine sur des mineurs ou « prétendus» mineurs. Dans la mesure où c’est aux Départements qu’incombe la prise en charge de ces « MNA », qu’en est-il exactement ? Tous les mineurs pris en charge par le Département ne commettent pas d’actes délictueux – certains même refusent d’être accompagnés -, mais l’augmentation de leur nombre n’est pas sans conséquence. Cet été par exemple, le Conseil départemental a réhabilité l’ancienne caserne Guillaudot de Rennes pour en accueillir en urgence.

En 2016, l’Ille-et-Vilaine comptait 350 Mineurs Non Accompagnés (nouvelle dénomination pour Mineurs Etrangers Isolés). En septembre 2017, ils sont plus de 400 pris en charge par le Département, dans le cadre de sa politique de protection de l’enfance. En effet, dès lors qu’il a été établi que ces jeunes qui arrivent à Rennes ont effectivement moins de 18 ans, ils sont de la responsabilité du Conseil départemental. Mais près des trois quarts de ceux qui se déclarent mineurs en arrivant, ne le sont en fait pas et restent donc sous la responsabilité de l’Etat.

Le coût moyen par jeune accueilli est de 50 000 ; les dépenses du Département s’élèveront donc à 18 millions d’euros pour l’année 2017, soit 6 millions de plus qu’en 2016. Pour rappel, le Département consacre plus de 90 millions d’euros chaque année à la protection de l’enfance.

Des promesses de concertation et d’octroi d’aides aux Départements ont été faites par l’Etat pour 2018, mais en attendant…