Remise en cause des « Points 35 multimédia » : n’aggravons pas la fracture numérique !

image ordi blog

 

La majorité envisage de mettre fin à l’intervention des animateurs du Département dans les «  Points 35 multimédia ». Ces structures, ouvertes à tous les habitants dans huit collèges du département, permettent de se familiariser avec les technologies de l’information et de la communication.

Nous avons demandé le bilan de ce dispositif. Car, si certains sites connaissent une baisse de fréquentation, d’autres au contraire répondent parfaitement aux attentes du public. Pourquoi ces derniers devraient-ils être remis en cause ?

Notre groupe souhaite également avoir des informations complémentaires sur les pistes évoquées par le Département. En effet, celui-ci évoque la possibilité d’étudier avec les communes la manière de proposer les mêmes services sur d’autres sites en leur apportant une aide financière. Mais à quelle hauteur ? Sous quelle politique ?

Et l’implantation au sein des collèges permet une ouverture fructueuse à la fois pour les élèves et les habitants.

Nous demandons que nos concitoyens les plus fragiles ne soient pas pénalisés par cette mesure. Cette approche des nouvelles technologies doit continuer à être accessible à tous au risque de voir la fracture numérique s’aggraver dans les territoires ruraux de notre département.

 

 

Galléco : une association politisée

photo tweet gallécoDans un tweet jeudi 23 février, l’association Galléco interpellait trois candidats à l’élection présidentielle « Sérieusement, Benoit Hamon, JLMélenchon, YJadot, vous attendez quoi ? ».

Quelle ne fut pas notre stupéfaction à la lecture de ce tweet provenant d’une association créée à l’initiative du Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine, dont l’objet était la création d’une monnaie locale. Galléco a perçu près de 400 000 € du Département depuis 2013 !

Jean-Luc Chenut, Président du Conseil départemental, était-il au courant de cette politisation de l’association? La cautionne-t-il ? Et quelles conséquences en tire-t-il, sachant que le tweet a curieusement disparu ?

 

session budgétaire : suite

photo questions oralesQuestions orales du groupe

 

L’année 2016 a été particulièrement accidentogène en Ille-et-Vilaine : 54 morts (42 en 2015) dans 840 accidents corporels dont la moitié a eu lieu sur les routes départementales. Notre groupe a demandé en séance quelles étaient les actions de prévention routière engagées par le Département. Avec  le transfert de la compétence transports scolaires à la Région, comment seront appréhendées les questions de sécurité et de responsabilité avec le cheminement des collégiens le long de routes très fréquentées ?

La majorité nous a répondu que les visites de diagnostics suite aux accidents ont fait ressortir que les infrastructures n’étaient pas un facteur principal ni aggravant. Le Département est associé par l’Etat aux actions de prévention routière à travers le document général d’orientations pour la sécurité routière. Il déploie aussi ses propres campagnes de prévention. Concernant les transports scolaires, les aménagements d’arrêt ne seront réalisés qu’avec l’accord du Département qui veillera à ce que toutes les contraintes de sécurité soient respectées. Le cheminement des élèves entre leur domicile et l’arrêt reste de la responsabilité des parents.

 

Notre groupe a également demandé à avoir communication du bilan d’activités de la Maison des Adolescents, structure d’accueil et d’orientation des jeunes les plus en difficulté, située à Rennes mais ayant une vocation départementale.

Le Président a répondu que la Maison des Adolescents suivait entre 120 et 150 jeunes. Le dispositif est maintenant porté par l’Agence Régionale de Santé.

 

Autre question des élus UDC : un point d’étape suite à la nouvelle loi sur la gestion de l’ allocation de rentrée scolaire des enfants confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance, gestion désormais confiée à la Caisse des Dépôts jusqu’à leur majorité.

Réponse : ces sommes ont été versées à la caisse des dépôts courant octobre dernier pour les allocations dues à partir de juillet 2016.

 

 

 

Ressources humaines : mieux gérer et anticiper

Les dépenses de fonctionnement liées au personnel augmentent de 2,2%. Nous répétons depuis de nombreux mois que cette hausse n’est pas inéluctable.

Certaines évolutions sont incontournables comme la revalorisation du traitement des fonctionnaires. Mais d’autres, comme les créations de postes (25 cette année), relèvent de la seule politique départementale.

Nous regrettons l’absence de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences qui nous permettrait d’anticiper et de mettre en place une meilleure organisation des services. Dans les contextes national et local que nous connaissons, pourquoi s’interdire d’ouvrir des négociations sur la durée du temps de travail, quand d’autres conseils départementaux le font courageusement ? Des Départements ont entamé une réflexion sur la mutualisation des services, d’autres sur une gestion plus vigilante des remplacements. Et l’Ille-et-Vilaine ?

Des marges de manœuvre existent, des économies peuvent être recherchées tout en assurant le meilleur service au public et en respectant les agents du Département.

 

session budgétaire des 8,9 et 10 février: pourquoi nous voterons contre

15-12 Session haut

Le Conseil départemental est réuni à partir de ce mercredi pour examiner son budget primitif 2017.

Nous voterons contre ce budget pour trois raisons .

Nous sommes opposés à l’augmentation des impôts . Pour nos concitoyens, la facture s’alourdit pour la deuxième année consécutive . Cette hausse, de près de 6% cette année, touche les ménages et les entreprises.

Nous sommes opposés à la baisse inédite et constante du niveau d’investissements qui est de 138 Millions d’euros en 2017 contre 186 en 2015 alors que l’Ille- et-Vilaine qui gagne plus de 10000 habitants chaque année doit répondre aux attentes d’équipements.

Nous déplorons le recul de l’épargne nette qui devrait être de 3,2 Millions d’euros seulement contre 50,5 en 2014 !

Isabelle Le Callennec, Présidente du groupe de l’Union de la Droite et du Centre, explique ; « Nous aurions fait d’autres choix en examinant les marges de manœuvre possibles notamment dans les dépenses de fonctionnement : dans le contexte national et local que nous connaissons, pourquoi s’interdire d’ouvrir des négociations sur la durée du temps de travail, quand d’autres conseils départementaux le font courageusement ? »

Les élus du groupe de l’Union de la Droite et du Centre ont su approuver des politiques proposées par la majorité, particulièrement en direction des personnes âgées, des personnes en situation de handicap et des bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active. Ils ont estimé que la feuille de route n’était pas suffisamment claire dans les domaines de la coopération décentralisée, du sport, de  la culture, du tourisme,… ils ont fait savoir qu’ils n’approuvaient à aucun moment l’augmentation des impôts.

  « Parce que nous adoptons une démarche constructive mais exigeante à votre égard, nous apprécierions que nos propos ou nos votes ne soient pas déformés voire caricaturés »a rappelé Isabelle Le Callennec.

♦♦♦

La session fut l’occasion pour le Préfet Christophe Mirmand de remettre la médaille d’honneur régionale, départementale et communale à plusieurs élus et anciens élus, dont notamment:

photos élus médaillés session 9 février 2017

De gauche à droite: Marcel Joly, ancien conseiller général de Maure-de-Bretagne, Jean-Claude Vigour, ancien conseiller général de Bain-de-Bretagne, Catherine Jacquemin, ancienne conseillère générale de Saint-Malo, Louis Hubert, conseiller départemental de Châteaugiron.

Félicitations à eux!

 

 

 

 

ORIENTATIONS BUDGETAIRES : NOUVELLE HAUSSE DES IMPOTS PREVUE

photodoc-obDans les orientations budgétaires présentées par la majorité ce matin en session, le Président Jean-Luc Chenut  annonce une nouvelle augmentation des impôts.

Parce qu’elle cède à la facilité en refusant de maîtriser ses dépenses, notamment la masse salariale et les dépenses de personnel, la majorité départementale ne tient pas ses promesses électorales en recourant à la hausse de la fiscalité.

Au niveau national, le Gouvernement socialiste a baissé de 4 milliards ses dotations aux Départements depuis 2013 ; il les prive de 4 milliards de CVAE au profit des Régions et ne compense que partiellement le montant à verser au titre du RSA. Au niveau départemental, les dépenses sociales augmentent. Il manque à ce stade 28 millions d’euros pour équilibrer le budget. Or, l’exécutif ne prend pas les mesures courageuses nécessaires  pour continuer à aider les habitants, collectivités et associations qui en ont le plus besoin. « Comment dans un tel contexte budgétaire pouvez-vous continuer à créer 35 postes supplémentaires »demande dans son intervention Isabelle Le Callennec, présidente du groupe Union de la Droite et du Centre « Vous baissez le montant des investissements relatifs aux infrastructures routières mais aussi en faveur des personnes âgées et en situation de handicap, vous rognez les aides aux communes, communautés et associations, et vous augmentez pour la deuxième année consécutive le taux du foncier bâti ».

En définitive, le Département s’exonère  des efforts qu’il impose aux citoyens, collectivités et associations tout en faisant peser la facture sur les contribuables. Le groupe des élus de l’Union de la Droite et du Centre ne partage pas ces orientations.

 

 

 

RENOVATION DES LOGEMENTS : MAUVAIS SIGNAL ENVERS LES FOYERS

Lors de la commission permanente du Conseil départemental le lundi 5 décembre, le groupe UDC a fait part de son incompréhension et de son désaccord sur les sommes que le Département restitue en 2016 à l’Agence Nationale d’Amélioration de l’Habitat-2 700 000 €-et 530 000 € à l’Etat au titre du programme Habiter Mieux, soit plus de la moitié des sommes allouées cette année qui n’ont pas été utilisées, en raison d ’un nombre de dossiers insuffisant .

 C’est un très mauvais signal envoyé notamment en direction des ménages modestes qui ont besoin de ces aides pour rénover leur logement. Or, parallèlement, les élus accordent de nombreuses subventions pour aider les foyers qui vivent dans des logements très dégradés à payer leurs factures énergétiques. Et le secteur du bâtiment est encore  à la peine : comment justifier que le Département et l’ANAH n’aient pas pu harmoniser leurs dispositifs afin que les habitants qui en ont besoin puissent profiter de ces financements?

 Nous demandons à Jean-Luc CHENUT , Président du Conseil départemental et à Nathalie APPERE, Présidente de l’ANAH, de remédier à cette situation et de revoir notamment les critères d’éligibilité de ces aides qui sont bien souvent trop restrictifs afin que l’enveloppe soit utilisée le plus largement possible.

 

 

Situation des migrants dans le département : humanisme et vigilance

photos-elus-session Au cours de la session du Conseil départemental le jeudi 3 novembre, un voeu sur la situation des migrants a été examiné. Le groupe de l’Union de la Droite et du Centre a rappelé qu’à sa connaissance, 4 communes d’Ille-et-Vilaine avaient été retenues par le Préfet pour accueillir des migrants à Rennes (47 places), Beaucé (118 places), Cancale (60 places) et La Guerche- de- Bretagne (60 places). «Nous considérons que ces « mises à l’abri » sont la marque de notre attachement collectif aux valeurs républicaines». Pierre-Yves Mahieu, conseiller départemental de Saint-Malo 1, maire de Cancale, ajoute : « il faut toujours être vigilant et pédagogue pour expliquer que la ville ne se dénature pas parce que nous recevons des gens qui ont besoin de faire le point. »

Mais notre groupe rappelle au Gouvernement français et à l’Union européenne leurs responsabilités s’agissant de la gestion de la crise migratoire et de ses causes.

«Nous veillerons donc à ce que l’Etat, à travers les services préfectoraux, garantisse la sécurité et l’ordre public nécessaires » ont estimé les conseillers départementaux UDC qui ont appris par la voix du Président du Conseil départemental, que des mineurs allaient également être accueillis à Chantepie et Vitré. Le groupe d’Union de la Droite et du Centre a demandé à être informé de l’évolution du nombre de mineurs accueillis et du niveau de prise en charge pour le Département.

Territoires de santé: notre vigilance utile au débat

photo-territoires-de-santeLors de la session du Conseil départemental le 30 septembre dernier, le groupe UDC s’est exprimé en faveur du  maintien des 8 territoires de santé en Bretagne “avec droit à l’expérimentation”. Ce vote intervenait dans le cadre de l’avis que doit donner le Département sur le nouveau périmètre des territoires de démocratie sanitaire suite à la loi de modernisation du système de santé de janvier 2016.

Anne Le Gagne, conseillère départementale de Saint-Malo 1, a expliqué dans son intervention les raisons de la position du groupe UDC: dans les territoires à cheval sur deux départements notamment- comme le 6 couvrant Saint-Malo-Dinan-Cancale- a été construit depuis de nombreuses années un projet médical partagé avec beaucoup d’énergie et de volonté, associant les acteurs sanitaires, publics, privés, médico-sociaux et psychiatriques.

Alors que la majorité du Département a voté pour la départementalisation, sans véritablement en présenter tous les impacts pourtant lourds de conséquences, les territoires 1,2,3,4,6,8, la Conférence Régionale de Santé et d’Autonomie et l’Agence Régionale de Santé ont au contraire pris position comme notre groupe en faveur du découpage actuel et de l’ouverture à un droit à l’expérimentation. Notre vigilance fut donc utile au débat et nous nous réjouissons qu’un grand nombre d’acteurs de ce secteur s’expriment dans le même sens. Il s’agit en effet de prendre en compte les spécificités de chaque territoire et leur capacité à répondre aux besoins de tous dans des bassins de vie à taille humaine tout en s’ouvrant à l’expérimentation. Le 31 octobre, l’ARS rendra son verdict en ayant pris le temps de la concertation ce qu’il faut souligner et saluer.