Contrats de territoire : les conseillers départementaux du Pays de Vitré répondent à Jean-Luc Chenut

Dans l’édition du 9 décembre du Journal de Vitré, le Président du Conseil départemental  affirme que l’enveloppe du Département au Pays de Vitré augmente de 500 000 €. Précisions.

Cette hausse ne concerne en rien les équipements ou événements familiers des  habitants du Pays de Vitré, au contraire : le Département diminue de moitié son aide au Conservatoire et ses subventions culturelles  et se désengage complètement du fonctionnement du service des sports.

Et si l’enveloppe augmente très légèrement cette année, n’oublions pas qu’elle a beaucoup diminué entre la première et la deuxième génération des contrats de territoire.

Ensuite, les règles de cumul et de complémentarité des dispositifs financiers ne vont plus permettre aux communes et aux associations d’être aidées  dans le cadre notamment de la lecture publique, du plan musique… Et le Département supprime les subventions pour les centres de loisirs et les temps périscolaires. Pour certaines communes, cela équivaut à une perte de plus de 5 000 €, pour d’autres, 6 700 !

les 6 du Pays de VitréEnfin, nous déplorons que le Conseil départemental  décide désormais en dernier lieu du choix des projets alors que les élus locaux-conseillers départementaux, élus communautaires, qui s’investissent au quotidien en faveur de leur territoire, sont les mieux à même de juger  de la pertinence des décisions. Et Le Président Chenut et sa majorité récidivent : ce mode de gouvernance nous rappelle en effet la création des groupes exécutifs d’agence  qui  installe dans les 7 agences départementales des élus de la majorité d’autres secteurs d’Ille-et-Vilaine alors que  les conseillers départementaux de la minorité, élus du territoire, légitimement désignés par les citoyens, en sont exclus ! La démocratie participative ne doit pas être qu’un slogan mais s’appliquer vraiment ! Elle implique un vrai dialogue et non une mise sous tutelle.

 

les 6 du Pays de Vitré

 

De gauche à droite :

Monique Sockath  et Aymeric Massiet du Biest, conseillers départementaux du canton de La Guerche-de-Bretagne

Aude de la Vergne et Louis Hubert, conseillers départementaux du canton de Châteaugiron

Isabelle Le Callennec et Thierry Travers, conseillers départementaux du canton de Vitré

 

 

 

 

ORIENTATIONS BUDGETAIRES : NOUVELLE HAUSSE DES IMPOTS PREVUE

photodoc-obDans les orientations budgétaires présentées par la majorité ce matin en session, le Président Jean-Luc Chenut  annonce une nouvelle augmentation des impôts.

Parce qu’elle cède à la facilité en refusant de maîtriser ses dépenses, notamment la masse salariale et les dépenses de personnel, la majorité départementale ne tient pas ses promesses électorales en recourant à la hausse de la fiscalité.

Au niveau national, le Gouvernement socialiste a baissé de 4 milliards ses dotations aux Départements depuis 2013 ; il les prive de 4 milliards de CVAE au profit des Régions et ne compense que partiellement le montant à verser au titre du RSA. Au niveau départemental, les dépenses sociales augmentent. Il manque à ce stade 28 millions d’euros pour équilibrer le budget. Or, l’exécutif ne prend pas les mesures courageuses nécessaires  pour continuer à aider les habitants, collectivités et associations qui en ont le plus besoin. « Comment dans un tel contexte budgétaire pouvez-vous continuer à créer 35 postes supplémentaires »demande dans son intervention Isabelle Le Callennec, présidente du groupe Union de la Droite et du Centre « Vous baissez le montant des investissements relatifs aux infrastructures routières mais aussi en faveur des personnes âgées et en situation de handicap, vous rognez les aides aux communes, communautés et associations, et vous augmentez pour la deuxième année consécutive le taux du foncier bâti ».

En définitive, le Département s’exonère  des efforts qu’il impose aux citoyens, collectivités et associations tout en faisant peser la facture sur les contribuables. Le groupe des élus de l’Union de la Droite et du Centre ne partage pas ces orientations.

 

 

 

RENOVATION DES LOGEMENTS : MAUVAIS SIGNAL ENVERS LES FOYERS

Lors de la commission permanente du Conseil départemental le lundi 5 décembre, le groupe UDC a fait part de son incompréhension et de son désaccord sur les sommes que le Département restitue en 2016 à l’Agence Nationale d’Amélioration de l’Habitat-2 700 000 €-et 530 000 € à l’Etat au titre du programme Habiter Mieux, soit plus de la moitié des sommes allouées cette année qui n’ont pas été utilisées, en raison d ’un nombre de dossiers insuffisant .

 C’est un très mauvais signal envoyé notamment en direction des ménages modestes qui ont besoin de ces aides pour rénover leur logement. Or, parallèlement, les élus accordent de nombreuses subventions pour aider les foyers qui vivent dans des logements très dégradés à payer leurs factures énergétiques. Et le secteur du bâtiment est encore  à la peine : comment justifier que le Département et l’ANAH n’aient pas pu harmoniser leurs dispositifs afin que les habitants qui en ont besoin puissent profiter de ces financements?

 Nous demandons à Jean-Luc CHENUT , Président du Conseil départemental et à Nathalie APPERE, Présidente de l’ANAH, de remédier à cette situation et de revoir notamment les critères d’éligibilité de ces aides qui sont bien souvent trop restrictifs afin que l’enveloppe soit utilisée le plus largement possible.

 

 

Situation des migrants dans le département : humanisme et vigilance

photos-elus-session Au cours de la session du Conseil départemental le jeudi 3 novembre, un voeu sur la situation des migrants a été examiné. Le groupe de l’Union de la Droite et du Centre a rappelé qu’à sa connaissance, 4 communes d’Ille-et-Vilaine avaient été retenues par le Préfet pour accueillir des migrants à Rennes (47 places), Beaucé (118 places), Cancale (60 places) et La Guerche- de- Bretagne (60 places). «Nous considérons que ces « mises à l’abri » sont la marque de notre attachement collectif aux valeurs républicaines». Pierre-Yves Mahieu, conseiller départemental de Saint-Malo 1, maire de Cancale, ajoute : « il faut toujours être vigilant et pédagogue pour expliquer que la ville ne se dénature pas parce que nous recevons des gens qui ont besoin de faire le point. »

Mais notre groupe rappelle au Gouvernement français et à l’Union européenne leurs responsabilités s’agissant de la gestion de la crise migratoire et de ses causes.

«Nous veillerons donc à ce que l’Etat, à travers les services préfectoraux, garantisse la sécurité et l’ordre public nécessaires » ont estimé les conseillers départementaux UDC qui ont appris par la voix du Président du Conseil départemental, que des mineurs allaient également être accueillis à Chantepie et Vitré. Le groupe d’Union de la Droite et du Centre a demandé à être informé de l’évolution du nombre de mineurs accueillis et du niveau de prise en charge pour le Département.

Territoires de santé: notre vigilance utile au débat

photo-territoires-de-santeLors de la session du Conseil départemental le 30 septembre dernier, le groupe UDC s’est exprimé en faveur du  maintien des 8 territoires de santé en Bretagne “avec droit à l’expérimentation”. Ce vote intervenait dans le cadre de l’avis que doit donner le Département sur le nouveau périmètre des territoires de démocratie sanitaire suite à la loi de modernisation du système de santé de janvier 2016.

Anne Le Gagne, conseillère départementale de Saint-Malo 1, a expliqué dans son intervention les raisons de la position du groupe UDC: dans les territoires à cheval sur deux départements notamment- comme le 6 couvrant Saint-Malo-Dinan-Cancale- a été construit depuis de nombreuses années un projet médical partagé avec beaucoup d’énergie et de volonté, associant les acteurs sanitaires, publics, privés, médico-sociaux et psychiatriques.

Alors que la majorité du Département a voté pour la départementalisation, sans véritablement en présenter tous les impacts pourtant lourds de conséquences, les territoires 1,2,3,4,6,8, la Conférence Régionale de Santé et d’Autonomie et l’Agence Régionale de Santé ont au contraire pris position comme notre groupe en faveur du découpage actuel et de l’ouverture à un droit à l’expérimentation. Notre vigilance fut donc utile au débat et nous nous réjouissons qu’un grand nombre d’acteurs de ce secteur s’expriment dans le même sens. Il s’agit en effet de prendre en compte les spécificités de chaque territoire et leur capacité à répondre aux besoins de tous dans des bassins de vie à taille humaine tout en s’ouvrant à l’expérimentation. Le 31 octobre, l’ARS rendra son verdict en ayant pris le temps de la concertation ce qu’il faut souligner et saluer.

 

session du 29 septembre : les élus UDC rejoignent la tribune des spectateurs

 

photo-session-29-09-2016Réunis en session, les conseillers départementaux se prononçaient ce matin notamment sur le lieu d’implantation des futurs collèges. Les élus UDC souhaitaient voter pour la construction d’un établissement à Bréal-sous-Monfort et Guipry-Messac  et s’abstenir sur l’implantation d’un nouveau collège à Laillé estimant que toutes les communes candidates n’avaient pas eu les mêmes possibilités d’exposer leur projet, que le dossier était ficelé d’avance, que les élus n’avaient pas connaissance des chiffres exacts pour se prononcer, que le conseil départemental de l’éducation nationale ne s’est pas prononcé,… Scénario du fait accompli qui se répète hélas après la triste fermeture du collège Surcouf et l’exclusion des élus de la minorité des groupes exécutifs d’agences dans les territoires. Afin de pouvoir s’abstenir sur le choix d’implantation du collège à Laillé, Isabelle Le Callennec, Présidente du groupe, a demandé un vote séparé, s’appuyant sur l’article 61 du règlement intérieur voté en début de mandat à l’unanimité qui précise que ce vote séparé est de droit. Refus du Président ! Et mieux que cela : annonce qu’il allait modifier ce règlement intérieur qui ne trouve plus grâce à ses yeux ! Compte tenu de cette attitude inédite, bien peu démocratique et républicaine, le groupe UDC a décidé de matérialiser le fait que la majorité fait part de ses décisions unilatérales dans les médias sans attendre le vote de l’Assemblée départementale, en rejoignant la tribune du public, la majorité la réduisant au rôle de spectateur.